Des illustrations parlantes

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Dans cet ouvrage, j’ai tenu à ce que soient réunies de nombreuses et très différentes illustrations qui ne sont jamais publiées ensemble. Je suis l’auteur de la plupart d’entre elles, presque une centaine sur les trois tomes, dont certaines totalement inédites dans les débats. Elles renvoient tant à l’histoire des sciences (origines de l’astronomie) qu’à la critique et même la pratique de l’astrologie. Ces illustrations permettent, bien mieux que du texte, de rendre accessibles le jargon des astrologues ou les problématiques techniques de la question astrologique. Voici quelques exemples.

De l’astronomie antique à la technique astrologique

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Ma connaissance des techniques astrologiques, de l’histoire de l’astronomie ainsi que mes 14 années d’expérience de cours particuliers de mathématiques à différents niveaux, me permettront une approche (je l’espère) suffisamment pédagogique pour que chacun puisse se représenter les choses clairement. On essayera donc de se mettre « à la place de l’astrologue traditionnel » pour comprendre les problèmes qui se posent techniquement à lui. C’est à dire indépendamment de sa croyance. Pour être plus précis, on décrira parfois les problèmes qui devraient se poser à lui s’il avait une approche très rigoureuse des choses. Ce que permettent les nouveaux logiciels. Entrer dans le quotidien du praticien me permettra donc d’être plus complet dans mon approche.

L’intérêt des illustrations : la rétrogradation de Vénus

Les observateurs antiques se sont littéralement arrachés les cheveux en essayant de comprendre pourquoi les planètes (mais ni la Lune ni le Soleil) ralentissaient parfois dans leur parcours sur la voute céleste pour… commencer à reculer ! Elles contournaient même certaines étoiles avant de reprendre leur course normale.

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26 Rétrogradation de Vénus

(J’ai explicité récemment cette figure lors d’une conférence pour les Sceptiques in the Pub de Bruxelles : à partir de la 11ème minute).

On a ci-dessus trois représentations d’une même rétrogradation de la planète Vénus sur la voûte céleste.
1) Repérée dans les limites des constellations adoptées par l’union astronomique international en 1930,
2) Repérée dans les signes astrologiques définis dans l’Antiquité,
3) Repérée sur les représentations zodiacales traditionnelles des astrologues.

Le repérage en signes astrologiques de la figure du milieu est le plus simple, meilleur que celui en constellations mais… n’est pourtant pas celui utilisé par la plupart des astrologues, lequel ne comporte qu’une dimension (3ème figure) ! Une étrangeté technique parmi d’autres dont on parle dans le fil vert (sommaire détaillé ici)On trouvera une explication détaillée de ces schémas dans la conférence suivante à partir de 16min40sec. Les néophytes, les sceptiques et certains astrologues eux-mêmes trouveront un intérêt pédagogique dans les dizaines d’illustrations qui parsèment donc les fils de couleur.

Origines de l’astronomie, naissance du zodiaque

J’aime l’histoire des sciences parce qu’elle consiste en un dépaysement intellectuel permanent !
Contrairement à ce que pourrait laisser penser la vulgarisation de l’astronomie, pêchant souvent par la trop grande qualité de ses explications, les mouvements des astres sont d’une incroyable complexité. L’idée d’un zodiaque n’est, par exemple, pas naturelle, ce pourquoi il fallut plus de 1000 ans (!) pour qu’elle soit formulée. Cela se produisit vers le milieu du premier millénaire avant JC. Il faudra encore près de 800 ans pour que les différents outils du système astrologique actuel apparaissent et soient rassemblés. Comment est né le zodiaque ? C’est l’une des questions dont je traiterai dans mon fil vert.

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Chap02 fig 06

Pour en donner une idée, tout commence en Mésopotamie vers 1500 avant JC, les premiers observateurs du ciel n’ont pas encore de mathématiques adaptées à la géométrie du ciel. Leur approche reste arithmétique, c’est à dire axée sur des listes de nombres, par la force des choses ils sont aussi très pragmatiques. Or, il est assez aisé de constater, sur les grandes étendues plates de Mésopotamie peut-être plus qu’ailleurs, que les astres se lèvent et se couchent dans deux zones bien définies autour des points cardinaux Est et Ouest. Curieusement, ils se lèvent toujours avec le même angle par rapport à l’horizon.

Comme le calendrier de l’époque comporte déjà douze mois, l’horizon va être balisé en 12 parties correspondant (approximativement !) au trajet apparent des levers et couchers du Soleil le long de l’année.

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00 2 5 enclos 3b

Entre le 21 juin et le 21 décembre, le lever du Soleil se déplace en effet le long de l’horizon Est et, pendant la nuit, les constellations du zodiaque (et bien d’autres !) défilent dans cette zone. Les astres errants (Soleil, Lune et planètes) s’y lèvent aussi. On l’appelait « l’Enclos » car, justement, les astres errants n’en sortent jamais, ils sont comme des bergers au milieu de leurs moutons (que sont les étoiles fixes). Mais cette bande délimitée approximativement par les levers du Soleil (les astres errants se lèvent parfois au-delà de ces limites) est bien plus large que ce que l’on appellera plus tard la bande zodiacale.
La provenance du nombre 12 n’est donc ni astrologique ni vraiment astronomique, il est d’abord calendaire (et approximatif). Ceci a l’air anodin, cela met pourtant à plat tant la justification habituelle des astrologues sur la naissance de l’astrologie que l’un des présupposés de la très connue critique du zodiaque à 13 constellations et non 12.

Il faut donc imaginer l’astronomie naissante comme le balisage longtemps laborieux, puis de plus en plus précis, de l’horizon Est plutôt que du ciel à proprement parler ! Celui-ci viendra plus tard, comme les représentations géométriques Grecques, bien postérieures, nous y ont habitué. L’astronomie mésopotamienne naît sur l’horizon Est ! Surprenant, non ? C’est de l’histoire des sciences donc c’est intellectuellement dépaysant ! A suivre dans mon fil vert (sommaire détaillé ici)

La technique astrologique

Je viserai l’objectivité et la précision, le sujet est déjà suffisamment complexe, pas besoin d’y ajouter des approximations trompeuses ou seulement passionnées.

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DanielleUne carte astrologique qui peut être un thème de naissance (ou « thème astral »)
(Logiciel Auréas 9.5)

Comment le praticien décrypte-t-il cette représentation graphique ? Quand on n’est pas astrologue, les cartes astrologiques paraissent bien absconses. Il va choisir, en fait, selon ses besoins d’interprétation, entre les trois schémas différents plaqués ici les uns sur les autres.

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Danielle cartes astrologiques

A gauche : repérage dans les signes astrologiques
Au centre : repérage dans les maisons astrologiques
A droite : repérage selon les angles astrologiques

On expliquera dans le fil vert qu’il y a là trois repérages astronomiques différents dans lesquels viennent se placer les facteurs astrologiques. Peuvent-ils être comparés, d’ailleurs, à plusieurs tirages au sorts ?
Et comment passe-t-on de la technique aux symboles ? Comment l’astrologue passe-t-il à l’interprétation ? Autant de questions que j’aborderai ici mais en me démarquant des discours astrologiques traditionnels. L’inspiration n’explique pas tout.

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Peut-être voit-on déjà à quel point ces questionnements théoriques tout à fait « astrologiques » sont éloignés des contenus des débats traditionnels ? Bien des échanges portent malheureusement surtout sur le champ des conséquences philosophiques, scientifiques, éthiques, de la pratique de l’astrologie. On comprendra pourtant que c’est seulement en collant mieux à l’activité réelle de l’astrologue que l’on pourra envisager une analyse plus sérieuse car plus pointue.

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Une réflexion sur “Des illustrations parlantes

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