Suite à ma conférence « Astrologie et astronomie dans la saga Harry Potter : J.K. Rowling a-t-elle pratiqué l’astrologie ? » donnée le 9 février dernier au Play Azur Festival de Nice, j’ai été contacté par Loan Tan, du blog d’Air & d’Encre. Intéressé par le contenu de mon intervention, il souhaitait le partager avec ses lecteurs, lesquels ont déjà pu découvrir les coulisses des studios Harry Potter ou explorer Londres à la recherche des lieux de tournages de la saga (je vous y encourage).
J’ai donc accepté de répondre à ses questions et, leur contenu dépassant le cadre de la conférence, nous avons décidé de partager les réponses entre nos deux sites internet.
Astrologie et astronomie dans la saga Harry Potter :
A l’occasion de mon passage à Bruxelles pour la conférence donnée pour les SITP, avec Jean-Michel Abrassart et MrSam (Buisseret), nous avons posé et discuté de façon tout à fait informelle, une question contre nature : peut-on fédérer les sceptiques ?
Comme vous allez le voir, nous ne sommes pas les premiers à poser cette question, il y a de nombreuses raisons de ne pas vouloir le faire, mais, à l’inverse, cela pourrait aussi avoir quelques effets positifs.
Les grandes lignes de mon enquête sur l’origine des horoscopes de presse en France sont en ligne sous forme d’une conférence : oubliez tout ce que vous avez pu imaginer sur le sujet, c’est bien plus sur-réaliste encore !
Quel est l’intérêt de traiter un tel sujet ? C’est l’objet du premier slide de la conférence, vous verrez que le sujet pose de nombreuses questions et permet de mettre en avant une escroquerie à grande échelle et même, probablement, internationale. De nombreux fakirs et « professeurs » sévirent dans les années 30 en escroquant des millions de Français. Tout ceci se termina par deux séries de grands procès.
Les astrologues ont-ils profité de l’activité de ces escrocs qui utilisèrent les portraits des signes astrologiques comme technique d’amorçage ? Le premier horoscope signe par signe est-il la dernière technique de manipulation de l’époque imaginée par Wallace Elroy en 1937 ? A quelques mois près, a-t-il copié l’idée sur l’anglais Naylor dont nous avons déjà présenté les conditions discutables dans lesquelles il devint célèbre quelques années avant de créer ou recréer ce format ?
Un grand merci aux Skeptics In The Pub pour l’invitation, c’est toujours un plaisir de monter à Bruxelles.
Le plan de la conférence est le suivant (liens sous la description de la vidéo) :
Hier ont commencé à circuler les premières images de qualité de l’objet (486958)2014MU69, plus connu sous l’appellation Ultima Thulé.
Ce lointain objet de la ceinture de Kuiper vient d’être approché par la (fabuleuse) sonde New Horizons lancée il y a quelques années par la NASA, et qui nous avait déjà gratifiés de magnifiques images de Pluton.
Situé à 6 milliards de kilomètres de la Terre, la forme de l’objet est surprenante et, du fait qu’elle ne ressemble à rien de ce à quoi on s’attendait (un objet plutôt monolithique), notre cerveau est plus que jamais enclin à y chercher des formes familières. Les premières associations n’ont pas tardé : dès la conférence de presse, Alan Stern a comparé la forme de l’objet à celle d’un bonhomme de neige.
Qu’en pensez-vous ? Résultant manifestement de l’assemblage de deux corps différents, Ultima (le gros corps) et Thulé (le petit), Ultima Thulé ressemble-t-il plus à un bonhomme de neige ou bien…
Une religieuse au chocolat (ou parfum au choix) ? 😀
Une (petite) partie de mon livre a été utilisée par Christophe, membre de l’observatoire zététique et vidéaste de la chaîne Youtube Hygiène Mentale consacrée à l’application de l’esprit critique et de la démarche scientifique aux affirmations extraordinaires . Elle débute d’ailleurs par un petit exercice d’humilité.
Au-delà des horoscopes, des constellations et des expérimentations, il y a bien plus dans cet ouvrage , par exemple des problématiques nouvelles par rapport à ce que l’on trouve d’habitude.
Le 7 février 2016, j’ai eu le plaisir de participer à l’événement LyonScience par le biais d’une table ronde consacrée au thème annoncé ci-dessus. J’en remercie encore les organisateurs !
De nombreux problèmes techniques ont plus que retardé la mise en ligne de l’enregistrement qui en fut tiré mais j’ai finalement réussi à trouver la solution pour monter le fichier audio et le voilà enfin disponible à l’écoute sur le site de Podcastscience !
Ayant fort apprécié le contenu des échanges, le sujet étant plus vaste qu’il n’y paraît, j’ai marqué ci-dessous les grandes lignes de certaines interventions et retranscrit / commenté certaines d’entre elles [entre crochets].
Vous pouvez ainsi avoir accès au podcast via les questions qui vous intéressent le plus.
Le saviez-vous ?
En cherchant « horoscope » dans Google, vous ne trouverez aucun lien vers un site sceptique militant parmi les 14 premières pages de résultats !
Si vous tapez « astrologie », vous verrez que la page Wikipedia correspondante est clairement pro-astrologie, tout comme l’article éponyme du dictionnaire Larousse.
Avec « zodiaque » vous constaterez que les définitions du terme dans les différents dictionnaires, qui apparaissent en premier, sont toutes techniquement erronées.
Dans son livre La démocratie des crédules, le sociologue Gérald Bronner a déjà pointé, il y a quelques années, les dérives induites par la grande difficulté qui est la nôtre à gérer le flot des informations qui nous submergent au quotidien. L’un des exemples qu’il donne renvoie aux résultats des recherches Google avec un seul mot clé (les plus nombreuses). Cela montre rapidement à quel point, comme 99% de la population, on ne peut pas envisager un avis éclairé sur un sujet à partir des 30 premiers résultats Google. En tapant par exemple « astrologie ».
J’ai voulu vérifier si, fin janvier 2017, le constat est le même et me suis demandé par la même occasion si, en complétant une recherche Google, il est possible de la rendre très vite plus efficace. La réponse est oui.
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